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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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2l8 qualités comparées des bois.successivement le tronc du sapin , on voit , dès quela sève est arrêtée , et sur-tout au renouvellement duprintems , quatre boutons disposés carrément autourd’un centre où se trouve un plus gros bouton duqueldoit partir la llèche de l’année suivante. Ce boutonest unique dans toute la plante , et, s’il vient à périr,l’arbre cesse de s’élever.

La flèche qui naît de ce bouton est garnie de feuillesdisposées d’une manière toute différente de celles desantres branches de l’arbre. Celles-ci ressemblent eneffet à la description qu’en donne Duhamel, à savoir,à un filet qui, étant garni de ses feuilles , formeraitavec.- elles un corps semi-sphérique , ou que représen-terait la portion d’un cylindre coupé le long de sonaxe.I.a partie convexe du demi-cylindre est au-dessusdu filet ligneux et regarde le ciel ; la partie plate estau-dessous , au lieu que le cylindre qui sort du prin-cipal bouton de la flèche est un cylindre parfait garnide feuilles tout autour ; mais les feuilles y sont plusclair-semées et plus distantes entr’elles que sur lesbranches. La dimension du filet ligneux , ou tige prin-cipale, est, dans toutes ses parties, beaucoup plusforte que celle des filets qui naissent sur les branches,et s’allonge quelquefois de trois à quatre pieds sur unjeune sapin qui commence à montrer de la vigueur,au lieu que les filets nouveaux qui partent de l’ex-trémité des branches, ne s’allongent au plus que desept à huit pouces.

J’ai encore remarqué qu’à l’extrémité des bran-ches il se trouve volontiers trois boutons , dont celuidu milieu est plus gros que ses deux assistans.

La flèche d’un des jeunes sapins que je cultive àBourg, s’étant totalement desséchée des suites ou àla suite de l’hiver de 1788 à 1789 , je fis relever , pen-dant le printems de 1789, la branche latérale la plusvoisine , qui n’avait pas souffert ; de sorte que sonbouton principal eut eu une position verticale , nedoutant presque pas que tôt on tard il 11e s’y formât