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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. 2Ï9

une flèche ou un filet entièrement cylindrique. Celan’est point arrivé. Cette branche, que depuis quatreans je tiens dans la même situation , quoique vigou-reuse , n’a constamment donné que des rejets hori-zontaux chargés de feuilles rangées dans la formesemi-cylindrique.

Mais , en 1790 , je m’apperçus que des aissellesdes branches latérales supérieures , et en particulierde la branche que j’avais forcée pour qu’elle prît uneposition verticale, il avait poussé à travers l’écorcetrois petites flèches assez maigres , à feuilles verticii-lées , et qui, dans le cours de i’année 1790 , ne s’éle-vèrent qu’à trois ou quatre pouces au plus. La poussea été plus forte en 1791 , et plus forte encore en 1792,au point de surpasser déjà l’élévation de la branchelatérale que j’ai relevée. Je n’ai laissé subsister quela flèche la plus vigoureuse ; je conservai néanmoinsla branche latérale que j’ai relevée, pour en observerle grossissement comparativement avec celui de laflèche nouvelle.

Les picéa ont aussi une flèche , et de même qu’ausapin le bouton du milieu est plus renflé ; mais lesfeuilles des branches latérales du picéa n’affectentpoint la forme serai-cylindrique , et je crois qu’ilcourt moins de risques que le .sapin , lorsqu’un acci-dent lui enlève sa flèche. Je viens d’en faire l’essai surdeux jeunes picéa.

J’ai déjà observé, en parlant du mélèze, que lebouton qui doit produire la flèche servant au prolon-gement du tronc , était excessivement tardif, et ne sedéveloppait que près d’un mois après que l’arbreétait entièrement fouillé. Le bouton unique de laflèche du sapin est aussi un peu plus lent à se déve-lopper que les boutons latéraux. Mais ce qui le ga-rantit encore des effets des gelées du printems, estune calotte coriaeée qui enveloppe pendant fort long-tems le paquet de ses feuilles naissantes.