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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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222 QUALITÉS COMPAREES DES BOIS.

ont cependant perdu leurs feuilles. En général, laplupart des jeunes cèdres, couverts ou non cou-verts parla neige , ont péri à la suite de cet hiver dé-sastreux. Les jeunes cèdres sont donc plus sensiblesau froid que les cèdres adultes.Serait-ce à cette causequ’il faudrait attribuer le défaut de repeuplement descèdres dans leur vraie patrie , sur le Liban même,montagne très-froide, presque en tout tems couvertede neiges, et où les cèdres croissent, non pas pré-cisément sur la sommité, mais dans l’encognure d’unvallon à l’exposition du nord-est ?

Je dois à l’accident arrivé au cèdre de Malesherbes le peu de connaissance que j’ai acquise sur la qualitédu bois de cet arbre si célèbre.

Je n’ai pu calculer précisément sa pesanteur avantle dessèchement, ni sa retraite, parce que l’arbreavait péri plus d’un an auparavant qu’il n’ait été arra-ché , et que c’est en 1791 seulement que M. de Ma-lesherbes a bien voulu me faire présent d’une bellebille de ce cèdre. Je dirai seulement que le para'ilé-lipipède de six pouces s’est beaucoup retiré et fendillé.1 .a croissance de cet arbre avait été encore plus accé-lérée que celle du cèdre cru à Chelséa, qui, enquatre-vingt-trois années , n’a augmenté annuelle-ment que de sept lignes de diamètre, mesure d’An-gleterre ; au lieu que le cèdre cru à Malesherbes avait grossi de sept lignes et demie, mesure de France ,qui est un peu plus forte.

Le cèdre du Liban , par sa prompte croissance,mériterait donc qu’on en étendît la culture , sur-toutdans les provinces méridionales de la France , puis-que les très-grands hivers lui sont nuisibles , et qu’il11’y a point d’arbres qui donnent une ombre aussiépaisse.

Son grain est un peu lâche. Ses couches annuellessont bien prononcées : la zone des premières fibreslongitudinales est étroite et brune , la zone suivanteest large, d’un blanc terne et rougeâtre , à peu près