SECOND MÉMOIRE. 223'
comme le pin. T,es éruptions transversales sont fines,rapprochées, un peu brouillées, à peine visibles àl’œil nu.
Ce bois est-il aussi fort, aussi incorruptible qu’ilen a la réputation ? J’y vois peu d’apparence ; maisje ne puis encore rien prononcer jusqu’à ce que lasolive que m’a donné M. de Malesherbes soit assezsèche pour la faire casser , et que j’aie tenu quelquetems dans une terre humide les morceaux qui meresteront.
J’ai peine à croire , ou que les temples de Jéru-salem et d’Ephèse aient eu la dimension qu’on leursuppose, ou que leur charpente ait été construiteavec le cèdre du Liban , dont le tronc ne s’élève pasà plus de vingt pieds. Je crois encore moins que lastatue de Diane ait été sculptée sur un bois aussimou , d’un grain aussi inégal et aussi sujet à se fendre.
L’odeur du cèdre du Liban n’a aucun rapport aveccelle de ce bois qui fut , il y a quelques années , sifort à la mode en France , et dont en couvre encoreles crayons qui nous viennent d’Angleterre j maiselle approche beaucoup de celle du pin.
M. Daubenton m’a fait présent d’une planche decèdre venant directement du Mont-Liban : je n’y aipas apperçu de différence avec le cèdre de Males-herbes .
Mon échantillon , qui n’est pas encore parfaitementsec , pèse à raison de 29 livres 4 onces S gros par piedlcube.
POPULUS NIGRA TAN.
Ce peuplier est trop anciennement connu et tropuniversellement répandu pour en faire la description.Le besoin et la disette des autres bois ont appris de-puis long-teins qu’on pouvait en faire de la charpente