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Tome premier.
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3a discours d’ouverture.

blement le fond du métier. En attendant, commec’est par des applications qu’on se familiarise avecles détails, nous suppléerons , par vos proprestravaux , à ce que le Cours lui-meme laisserait àdésirer sous ce rapport.

N’espérez pas, d’ailleurs, de voir sortir de ceCours un corps de doctrine complet, incontesté,inattaquable : hors les vérités mathématiques, toutce qui est dans le domaine de l’entendement hu-main est sujet à controverse ; les doctrines, pours’établir, veulent bien des efforts, souffrent delongs débats , ont besoin de beaucoup de matu-rité ; c’est la sanction du temps qui leur confèrele droit de cité. Les doctrines ne sont reconnueset fixées que quand il apparaît successivementquelques-uns de ces génies extraordinaires qui,pénétrant dans la profondeur, dans les replis deschoses, les décomposent, en déterminent les élé-mens , les principes constituans , arrangent lesparties, en forment un tout, un corps homogène,harmonieux , l’éclairent, le rendent visible à tousles yeux , ajoutent des vérités à des vérités, lesmettent en ordre, et forment ce qu’on nomme unsystème. En attendant que nous ayons un systèmeet des idées fixes en administration , il vaut mieuxavoir une doctrine faible, défectueuse même, quede n’en point avoir : qu’y a-t-il de pis que l’hésita-tion , la divergence, le vague des idées, si ce n’estl’absence de toute idée ?

Nous travaillerons donc à nous faire des idées ,une doctrine en administration ; et, si nous nous