34 DISCOURS d’oüvkrtüre.
des idées justes auront produit des institutionssages, ou des résultats avantageux. Nous feronsainsi des différentes choses soumises à notre in-vestigation , notamment des actions et des procé-dés que nous devrons imiter ou éviter, ce qu’ona coutume d’appeler un examen critique. Maisje vous prie de le remarquer, Messieurs : la cri-tique, ce n’est pas la censure ; et en administration,plus encore qu’en littérature, on ne s’instruit quepar la saine critique.
Si donc notre Cours n’est pas complet, si nousne pouvons pas nous flatter de l’espoir qu’il soitinattaquable, il ne sera point fallacieux; si noscommunications ne sont pas très - lumineuses,elles seront au moins franches et sincères. Il se-rait heureux , avec cela , que quelque charme pûtvenir se mêler à nos travaux ; mais la matière s’yprête peu, et j’aperçois plus de défauts inévitablesque d’agrémens probables. Et, d’abord, il se trou-vera bien rarement, dans nos études , quelquechose qui ait l’attrait de la nouveauté. L’adminis-tration ayant pour objet les besoins les plus or-dinaires de la vie, les idées en administration sontdes idées communes à tous les hommes, et surlesquelles il suffit que l’esprit soit éveillé, sol-licité, pour se reconnaître soi-même, et ne trou-ver rien de nouveau dans ce qu’on prétendrait luiapprendre. C’est dans cette matière surtout que,loin de songer à étonner et à plaire, on ne peutaspirer qu’à être utile. Outre cela , tout a été ditou fait en matière d’administration ; et, malgré