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Tome premier.
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54 COMPOSITION DE l’aRMKE.

du trésor, et inspecteur de ces mêmes troupes*Cette seconde personne l’emportant de beaucoupsur l’autre, il n’y a aucune place à lui assigner, sice n’est à l’état-major : tel a été le vœu de la loi.

De ces observations qui nous étaient suggéréespar l’inscription des intendaus au cadre de l’état-major, si nous revenons aux officiers-généraux,nous voyons que le cadre de ces officiers, qui pa-raît aujourd’hui si fort étendu, est de beaucoupau-dessous de ce qu’il était en ] 789; à cette épo-que, après une longue paix, ou des guerres par-tielles, il y avait 18maréchaux, 216 lieutenans-généraux, maréchaux-de-camp, 482 briga-diers. Il faut un grand nombre de ces officiers,car on a beaucoup de services à récompenser; ilen faut beaucoup aussi, parce qu’il convient d’a-voir libre et large carrière dans le choix, lors-qu’on veut employer des généraux. Quant à lanature du service que l’armée attend des officiers-généraux, déjà leur dénomination dit assez qu’ilssont habiles à commander des détachemens destroupes de toutes les armes : et vous concevriezmal que sous la dénomination de général de ca-valerie , d’infanterie , d’artillerie , du génie, quin’existe point légalement chez nous, mais quel’habitude a introduite dans notre langage, iinofficier qu’on appelle général ne fût pas propreà commander toute sorte de troupes. Tout officier-général est censé avoir cette aptitude universelle;et seulement, quand on fait de gros détachemensd’une même troupe, ou y attache de préférence