COMPOSITION 1)E l’arMÉE. 55
un officier-générai plus habile à ce service qu’àtout autre. Dans d’autres occasions, ils comman-dent indifféremment des troupes de toutes les ar-mes, ou au moins ils doivent être en état de lefaire. L’idée contraire s’est glissée parmi nous àla faveur des habitudes contractées dans les der-nières campagnes ; et, faute de la rectifier, il seraità craindre que l’officier-général d’infanterie 11esût plus ni prendre soin de la cavalerie, ni s’enservir; que l’officier de cavalerie ne sût plus dé-ployer ou serrer un bataillon d’infanterie ; et quel’officier d’artillerie ou du génie, fort habile à tantd’autres choses, perdît l’habitude de manier cava-lerie et infanterie : .ce qui rendrait tout-à-fait vainela qualification d’oflicier-général, nuirait à l’avan-cement de ces officiers, et priverait l’État desservices éminens qu’ils pourraient lui rendre.
INFANTERIE.
L’infanterie étant désormais le fond et la forceprincipale des armées, c’est sur l’état de l’infan-terie qu’on règle les proportions à donner auxautres armes. L’infanterie elle-même doit doncêtre constituée d’une manière stable, et élevéetout d’abord à son plus haut effectif, sauf à ré-duire les bataillons en ne les recrutant pas ; maisde manière à pouvoir, en tout temps, y jetercent mille conscrits.
On eut un moment la prétention de réunir àl’infanterie et de lui attacher en tout temps desdétachemens de toutes les armes dont le concours