Band 
Tome premier.
Seite
57
JPEG-Download
 

COMPOSITION DÉ l’aRMÉe. Sj

personnel; il y a peut-être des corps où les prin-cipaux sous-officiers en font autant, et je ne croispas que qui que ce soit ait réussi à arrêter cetabus. Quoi de plus simple que de céder à la né-cessité, en ajoutant aux compagnies un certainnombre de soldats serviteurs des officiers, commeles Romains en entretenaient à la suite des légions,sous le nom de surnuméraires, et comme plu-sieurs peuples modernes en entretiennent sousd’autres dénominations ? La même chose est à fairerelativement aux ouvriers habituels et à la musi-que nécessaire : on ne peut pas avoir une bonnemusique à moins de vingt-quatre musiciens, et toutrégiment les aura en dépit des ordonnances ; j’ai-merais mieux qu’on les leur accordât, que de voirdistraire des soldats combattans de la force descompagnies. Quant au nombre des maîtres ou-vriers, il est très-bien réglé; mais il manque àl’institution d’obliger ceux-ci à faire des élèvesdans les compagnies, sauf à leur en attacher quel-ques-uns comme ouvriers de l’État, et en dehorsde l’effectif dès combattans.

CAVALERIE.

La cavalerie , qui se forma autrefois de gensayant le moyen de se monter à leurs frais, c’est-à-dire de gentilshommes, devenue troupe royale,fut long-temps dans des proportions assez faibles,eu égard à l’infanterie. L’élite de la cavalerie mo-derne, armée de carabines, où les carabiniers, fu-rent long-temps, avec une vingtaine de régimens