DES INSTITUTIONS MILITAIRES.
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tailles. Il n’y avait ainsi presque rien de changédans l’état du citoyen soldat, et les lois de la villele suivaient encore jusqu’à un certain point surle théâtre de ses guerres lointaines. Mais, loin dela ville, la questure demeura sans effet; destinéeà modérer la puissance du général, elle en pré-vint à peine quelques abus, et le questeur avaitfini par n’être qu’un lieutenant du général, commeles autres lieutenans i^legati). Cette magistrature,d’ailleurs, se fut-elle conservée dans toute sa force,ne remédiait point au mal ; les légions devenaientincessamment des troupes permanentes , ellesne revoyaient pins la ville sacrée ; vainement onchangeait les généraux, il devait arriver telle cir-constance où il serait impossible de le faire. Onfut en effet obligé de donner des pouvoirs extraor-dinaires, et d’en augmenter la durée; insensible-ment le commandement se perpétua ; on crut qu’ily avait des hommes nécessaires ; la discipline s’al-téra ; l’arbitraire l’ébranlait, l’espèce des soldatsla détruisit.
Dans les besoins extrêmes, on avait eu recoursaux dernières centuries, et même aux esclaves. Amesure que les citoyens riches s’affranchissaientd’un service lointain et sans terme, l’état militaireétait devenu l’industrie des dernières classes ; dansles hautes classes, les seuls ambitieux suivaient lamilice, et commandaient à des hommes sansvertus ;sur de tels hommes, il n’était pas difficile d’établirun pouvoir absolu, sous le prétexte de l’unité né-cessaire dans le commandement. La rapidité des
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