l3a DKS INSTITUTIONS MILITAIRES.
gions,plus de légions, plus d’empire. Il n’y avait,en effet, presque pins de citoyens au service del’empire peu de temps après Constantin; et, plustard, Aëtius et Bélisaire ne commandaient qu’à desBarbares.
Les lois doivent, à de longs intervalles, varieravec les temps, avec l’état des peuples; ce sontautant de remèdes contre un mal présent ouéventuel: à de nouveaux maux, de nouveaux re-mèdes. Les Romains , devenus riches, et, commetels, songeant désormais plus à jouir de leursrichesses qu’à s’en assurer la possession, devaientavoir des armées permanentes; ils en auraient eubesoin, du moment où ltome touchait à des voi-sins menaçans, tels que Carthage, les rois de Ma-cédoine et d’Asie . Rome aurait dû franchement,dès-lors, autoriser les armées permanentes, maisen régler l’organisation et la discipline par deslois spéciales, accommodées à la constitution del’état; rajeuuir au moins de temps en temps seslois anciennes, et prévenir leur décadence; obli-ger tous les citoyens au service pour un tempsfort court ; régler inexorablement la durée de ceservice ; assurer la libération ; maintenir , saufquelques modifications, la discipline antique;tendre ou renouveler ses ressorts ; avoir, au lieud’usages surannés, des règles d’administrationnouvelles et positives; rétablir la questure danstoute sa vigueur; modifier la législation sur lespeines et les récompenses; ôter ainsi aux géné-raux le patronage trop absolu des troupes ; leur