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Tome premier.
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1 36 DES INSTITUTIONS MILITAIRES,

la fortune qu a cause des institutions qu’il avaitdonnées à l’armée de ce temps-là.

Avant lui les serfs restaient attachés à laculture des terres , et tous les hommes libresétaient constitutivement soldats; mais les comtes,chargés, à l’imitation des consuls romains, de faireles appels, exemptaient tout ce qui était riche;les indigens armés pillaient et dévastaient pourvivre.

Charlemagne fit régler, par l’assemblée de lanation, que les possesseurs de trois manoirs(trente-six arpens) serviraient en personne ; que les pos-sesseurs de deux manoirs ou d’un seul se réuni-raient pour fournir et entretenir un homme deguerre ; le plus valide d’entre eux marchait à fraiscommuns. Six possesseurs d’un demi-manoir seréunissaient, et fournissaient un homme delàmême manière; au-dessous de cette fortune onn’avait pas l’honneur d’être admis au service mili-taire. Les capitulaires avaient, d’ailleurs, prévu etréglé les cas d’exemption, de manière à soustrairela conscription féodale à toute espèce de violence.Une ombre d’administration ayant suivi ces pre-mières dispositions , le pillage cessa , le métierde soldat redevint en honneur, et il y eut en France une armée.

Mais Charlemagne n’a pas le temps d’acheverou de consolider son ouvrage ; son édifice s’écroulesur sa tombe; ses successeurs partagent entre eux,comme les successeurs de Clovis , l’empire, lesroyaumes, les provinces, et les désordres serepro-