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Tome premier.
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DFS INSTITUTIONS MILITAIRES. 1 3^

duisent. La France, naguère capitale de l’Europe ,n’est plus qu’un petit état démembré, déchiré partous ceux qui exercent quelque puissance, et labarbarie recommence (1).

Les gouverneurs du palais des rois de la pre-mière race avaient pris la place des rois fainéans.L’un des grands du royaume de leurs successeurs,un de ces pairs de Louis-le-Bègue , qui depuis long-temps disputaient toute suprématie à la couronne,détrône les successeurs de Charlemagne. HuguesCapet combat et chasse les Normands ; il est roi,c’est-à-dire qu’il s’empare sans opposition d’uneombre de royauté. Louis-le-Gros , parl’affrancliisse-mentdes fiefs; Philippe-Auguste , par l’émancipationd’un grand nombre de communes ; saint Louis,par l’appel devant lui des jugemens seigneuriaux ;plusieurs autres rois, par les sauve-gardes indivi-duelles , affermissent l’ouvrage de Capet. Mais lerégime féodal, qui se constitue, change la tactique.Clovis avait fait de l’infanterie d’une partie de la po-pulation des Gaules , Charlemagne en eut aussi ; legouvernement féodal, après lui, n’eut presque plusque de la cavalerie. A mesure que la fortune seconcentre, les peuples deviennent esclaves; necomptant plus dans l’état, ils ne combattent plus ;leurs maîtres seuls combattent, et c’est ainsi que

(i) Tandis que sous les rois de la première race, dit un pu-bliciste, on voyait dans les villes de France un sénat, un corpsde bourgeois, des cours de judicature, on ne retrouve plus, aucommencement de la troisième, qu’un seigneur et des serfs.