l4o UES INSTITUTIONS MILITAIRES.
liant à Edouard II Isabelle, sa fille, et restituantla Guyenne à titre de dot, allait rallumer le feud’une guerre dont la Normandie était déjà le pré-texte , de cette guerre de cent ans qui mit l’Anglais sur le trône de France ? Dans cette guerre, Crécy,Poitiers, Azincourt , Guinegate, ne nous montrentrien des institutions de Philippe-le-Bel . Nousvoyons au contraire à Poitiers , quatre-vingt milleFrançais battus par dix mille Anglais , laissant leroi Jean prisonnier; et un grand homme de guerre,Duguesclin , qui traverse ces temps déplorables,nous apparaît lui-même à la tête de ses grandescompagnies, malgré les victoires de Cocherel etd’Auray , moins comme un général d’armée, commele connétable de France , que comme un grandpartisan : tel, en quelque sorte, que ces condot-tieri d’Italie et ces capitans des bandes espagnolesqui vinrent après lui, et dont les noms et les faitsremplissent l’histoire du quinzième siècle. C’estpartout, à côté de la noblesse à cheval, une poi-gnée de bravaches vendant au plus offrant leurcourage et leur sang, comme naguère les pala-dins prêtaient généreusement aux princes etaux dames l’appui désintéressé de leurs bras. Ilfaut donc arriver à l’expulsion des Anglais , aurègne de ce monarque aimable et galant, de quile président Ilénault a dit fort judicieusementqu’il fut le témoin plus que l’auteur des merveillesde son règne ; il faut arriver à Charles VII pourapercevoir une faible origine de nos armées.
Les compagnies d’ordonnance et les francs-