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Tome premier.
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DES INSTITUTIONS MILITAIRES. j/j[

archers ( un ou plusieurs hommes par village,toujours prêts à marcher) ne se montrent pointtoutefois sur les champs de bataille ; mais l’exem-ple de l’infanterie écossaise de Charles YII meten crédit l’infanterie helvétique ; des pelotonsserrés de cette troupe , résistant au choc malordonné d’une nuée de cavaliers, montrent cequ’elle peut dans les combats ; et les Suisses etles Allemands font la principale force des arméessous Louis XI, Charles VIII et Louis XII . Il fautcompter pour assez peu ces gardes des villes etces centaines de Gascons que Charles VIII avaitemmenés en Italie, dont Louis XII entretintprobablement les cohortes, et qui servirent denoyau aux premières formations de notre infan-terie sous François I er et Henri IL

C’est François I er qui, trahi, abandonné ou malservi par les Suisses , et réduit à les combattre (i),imagine que des Français serviront à pied commeils servent à cheval : à l’infanterie espagnole, ilessaie d’opposer de l’infanterie française; il créede l’infanterie , et il a une armée. Telle est la véri-table origine des armées en France . Je crois dumoins que ce n’est pas la peine de disputer sur ce

(i) Contre toute politique, dit Robertson, la haine desSuisses pour la France les donna à Cliarles-Quint.

Le i3 septembre i5i5, les Suisses , qu’on attendait commèauxiliaires, arrivent comme ennemis ; ils attaquent l’arméefrançaise à Marignan, d3ns le dessein d’enlever le roi Et le tré-sor; ils sont battus par le maréchal Trivulzi.