l[\1 MES INSTITUTIONS MIE1TMRES.
qui a précédé cette époque assez obscure de notrehistoire militaire, et que, pour éviter les inutilitéset l’ennui, il convient de dater la renaissance dela civilisation et des armées, du seizième siècle,et du règne de Charles-Quint et de François 1 er .
Qu’était-ce, toutefois , que cette infanterie deFrançois I er ? Une troupe qui né s’éleva guère au-delà de dix mille hommes pendant plusieurs rè-gnes (i) ; et quels hommes encore ! les nécessiteux,les gens sans aveu, getis n’ayant d’autre ressourceque d’aller, comme on l’a dit plaisamment, sefaire tuer pour vivre ; ces hommes que les lon-gues guerres laissaient autrefois inquiets, oisifs,indociles ; les restes de ces compagnies de mer-cenaires qui avaient si long-temps fait le destindes états féodaux. C’est là pourtant ce qu’on ap-pela l’armée royale de François I er et de quel-ques-uns de ses successeurs.
Vous concevez que ce n’est point avec de telshommes seulement , avec une telle armée, que ceroi vaillant occupa si long-temps toutes les bou-ches de la renommée. A côté de cette armée, ap-pelée royale parce que le roi la payait de sespropres revenus ou des subsides de la noblesse ,était une armée féodale , fournie et entretenue
(i) Lés légions n’existèrent point en réalité; tous les écri-vains du temps sont d’accord sur ce fait, et plusieurs d’entreeut témoigrtent leurs regrets qu’une si hèlle. idée soit restéesans effet.