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par les communes et les châteaux (i) ; c’est-à-direune partie de la nation en armes, organisée mi-litairement , passée chaque année en revue, etmarchant à la voix du prince quand la guerre ap-pelait son secours. Là, comme chez les Anciens ,comme chez les Français des deux premièresraces, tout citoyen était soldat (a), et les plus ri-ches étaient les premiers à marcher; il ne leurmanquait que l’organisation pour faire une bonnearmée. Tout gentilhomme devait essentiellementle service en personne; et, comme les opliteschez les Grecs, , et les légionnaires chez les Ro-mains, faisaient la véritable force des armées , lesgentilshommes français faisaient la meilleure par-tie, la véritable force de ce qu’on appelait le ban;le reste marchait à pied , en masse , en désordre :c’était une troupe mal réglée ; mais les ennemisn’en avaient pas de meilleure. 11 est vrai que l’ap- 'pât d’un peu d’argent, une certaine humeur guer-rière, et le désir de sortir d’esclavage en deve-nant soldats du roi, jetaient quelques-uns de ces
(1) En général, la noblesse faisait les frais de l’état militaire,comme le clergé payait les dépenses de l’intérieur, entre autrestout ce qui concernait les établissemens de charité et d’ins-truction ; c’était leur part dans les impôts, et M. de Lamoignonle rappela à ces deux ordres lors de l’ouverture des états-gé-néraux en 1789.
(2) Il n’y avait point encore d’exceptions, pas même en fa-véür du clergé, qui n’a été soustrait définitivement au servicemilitaire que par Louis XIIL