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Irôupes; il chercha à réduire les capitaines à êtreles administrateurs et non les entrepreneurs deleurs compagnies ; il fit enfin une aussi bonne ar-mée qu’il fût possible en son temps ; et cette ar-mée fut aussi forte que celle que la France avaitmise sur pied cinquante ans auparavant, troiscent trente mille hommes d’infanterie et soixantemille hommes de cavalerie (i). Il ne tint pas à luiqu’elle ne fût aussi la meilleure que nous eussionsjamais eue. Les effets répondirent aux causes :les armées françaises jetèrent un grand éclat àFontenoy et à Rocoux; et malgré les capitulationsde Lintz et d’Asti, malgré la perte de la Bohèmeet de l’Italie, la fortune guerrière en Flandre ba-lança la fortune diplomatique à Aix-la-Cha-pelle (1748), et la paix 11e fut pas honteuse.
La paix étant signée > d’Argenson licencie desbataillons , des régimens même ; mais il 11e fait pasla faute de renvoyer les cadres et les hommesd’élite; au contraire, il en forme des corps sousl’honorable nom de grenadiers de France (ce quin’était pas la même chose que les grenadiersroyaux); il fixe des pensions aux blessures , auxinfirmités, à la vétérance, en favorisant surtoutles hommes sortis des rangs des soldats. Je neparle pas de ses erreurs en administration, tellesque régler la solde et les fournitures par une vo-
(1) Je tire ces détails de l’ouvrage de M. Audouin , et desRecueils des Ordonnances qui se trouvent au dépôt de laguerre.