I GG DES HÎSTITUTIOMS MILITAIRES,
barras toujours croissans du trésor ; inquiets ,agités, sentant le mal sans en savoir la cause, ilsfirent tous des essais; tous prirent des demi-me-sures, ou furent trompés dans leurs mesures, et,dupes de toutes sortes d intrigues (i), tous voulu-rent le bien, et aucun d’eux ne parvint à le faire.
Serait-ce hasarder que d’accuser quelques-unsd’entre eux d’avoir fait le mal sans s’en douter?Comment faut-il envisager les coups de plat desabre, punition un peu plus noble, il est vrai,que les coups de bâton des Allemands et que leknout des Russes , mais non moins anti-française ?Cependant Saint-Germain n’avait pas tort autantqu’on a voulu le dire : souvenons-nous du modede recrutemept de l’armée, rappelons-nous cequ’en disait un orateur, en chaire, cent ans au-paravant (2); et nous verrons s’il était bien dérai-sonnable de songer à conduire, par d'autres moyensque par les senlimens d’honneur, les étrangers,les vagabonds et les étourdis qui, en majeurepartie, peuplaient nos regimens.
(1) J’ai vu, dit M. de Saint-Germain, une grande et dange-reuse anarchie contrarier tous nies projets.... Le z'oi avait desprojets, Maurcpas en avait: il fallut amalgamer tout cela avecune constitution; par là je fus jeté hors de ma route.... On n’ajamais vu autant de prévarications ni tant d’impunité... Le bienque l’on fait se tourne en mal par les abus dont il est suivi, età chaque pas les préjugés s’opposent à toute institution , à toutarrangement patriotique.... Je voulais faire renaître le goût duservice , qui n’existait plus. ( Mémoires. )
(a) Lléeliier, Oraison funèbre do Turenne.