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Tome premier.
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Kj/j. DU RECRUTES! F NT.

iniliant esclavage; parce qu’en un mot l’enrôle-ment n’est plus clans nos mœurs. Les engagemens,déjà si peu conformes à notre régime actuel,sont devenus plus difficiles enfin en raison del’organisation de nos troupes : lorsque les ca-pitaines étaient entrepreneurs d’une compagniede cinquante ou de cent hommes, il était natu-rel que chacun d’eux acceptât les charges avecles profits, et qu'il fut tenu de se compléterpar tous les moyens possibles; mais dès qu’un ca-pitaine n’est qu’un officier de l’état, chef de sessoldats, leur administrateur, et rien autre chose,ü est impossible d’exiger de lui un recrutementau complet, même en temps de paix, car il n’aaucun moyen de l’obtenir lui-même. Pour rétablirle système des engagemens, il faudrait donc réta-blir la propriété des compagnies , changer lesmœurs du peuple français, et avoir un moded’organisation tout différent du nôtre.

Par toutes ces raisons, les engagemens étantmanifestement iusuffisans, il s’ensuit la nécessitédes appels, qui, à leur tour, favorisent les enga-gemens (i) ; et il en résulte que l’appel forme vé-ritablement, comme nous l’avons dit, le fond durecrutement, qu’il est le principal, et que lesengagemens sont l’accessoire,et qu’il y a une sorted’inversion dans les expressions de l’article I er de

(1) Quoique l’obligation (le tirer au sort porte beaucoup (lejeunes gens à s’engager, il n’y acu dans l’année 1821 (pie 3 î()lengagemens. Voir le Moniteur du 3 avril 1822.