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Tome premier.
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1HI fUXKU'J JC.UENT.

lible qu’après vingt ans de faire un soldat commeappelé, comment serait-il capable de faire, unbon soldat à dix-huit ans comine engagé? On a , ifest vrai, la faculté de refuser tout homme quis’enrôle; et il y a, dans le cas d’engagement, unesorte de choix qui n’a pas lieu dans le cas d’appel.Cette réponse, victorieuse en apparence, ne l’estpas en effet : les autorités civiles étant arbitres ducas d’engagement plus que les autorités militaires,malgré l’intervention des officiers de la gendarme-rie ou du capitaine de recrutement, malgré toutesles précautions possibles,elles ne font aucune deces difficultés de choix , qui leur sont tant recom-mandées,et elles reçoivent souvent les enrùlemensbeaucoup plus dans l’intérêt de la commune quedans l’intérêt de l’armée; d’où il suit que l’espèce desoldats fournis par les engagemens est bien faibleen général, quand elle n’est l ien de pis. Je crois quelorsqu’on viendra à considérer que les hommesnés durant la dernière guerre présentent une gé-nération incontestablement plus faible que l’an-cienne race des Français , et que cette dégénéres-cence n’est pas près de finir, quoique la cause aitcessé, on jugera convenable de n’avoir qu’un âgepour le service militaire. Le système contraire pré-sente un inconvénient bien grave en temps deguerre, et qui ne me paraît balancé en temps depaix par aucune considération puissante.

Après l’âge du service,nousen examinons laduréc.On sert six ans par appel ; six ans cl huit ans parengagemens, selon les armes.