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(éto chargé de se les procurer, et ce sera toujoursle moyeu le plus expéditif. Quand on a eu le tempsde songer à l’économie, on a formé des dépôtsde remontes sur lesquels les corps ont reçu desdélégations; c’est le procédé qu’on a suivi lorsqu’ils’est agi de tirer des chevaux de l’étranger.
La France tire, autant quil est possible, seschevaux de l’étranger; c’est un ménagement qu’elledoit à son agriculture et à ses haras renaissans;c’est un besoin quelquefois, un besoin fort an-cien , et qui n’est pas au moment de cessel’- Lesimportations étaient, avant la révolution, dudouble des exportations; la balance du commercefut plus tard à peu près égale ; mais la France alorsavait quarante départemens quelle n’a plus, etqui, eux seuls, nourrissaient plus de chevaux quel’ancienne France toute entière.
Dans cette affaire, quoi qu’on en dise, il importebeaucoup moins d’économiser l’argent que d’épar-gner les produits de notre pays; et il convient detenir ces produits comme en réserve pour les be-soins de la guerre, tout en leur donnant assez d’é-coulement pour encouragera la production. Quandnous aurons pris des notions de l’économie politi-que , nous cesserons de partager des erreurs accré-ditées à cet égard, et nous ne regarderons pluscomme un grand inconvénient de porter notre ar-gent au dehors. Nous saurons que, quand nousallons acheter des chevaux dansle Holstein ou dansle Mecldenbourg, nous ne faisons qu’échangerquelqu’une de nos marchandises contre une pro-