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Tome premier.
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9. s 4

duction du nord de l'Allemagne ; que, si nous yportons de l’argent, c’est que cette marchandisenous est plus avantageuse en raison du change.Le plus souvent nous n’y portons que des traites,monnaie représentative de la valçur de quelqueproduit de notre sol ou de notre industrie.

Les propriétaires du Limousin et de la Norman-die blâmeront toujours une semblable opération ,parce que le prix de leurs chevaux s’élèvera d’au-tant moins que la demande sera plus modérée;mais les consommateurs applaudiront, et c’est leplus grand nombre : pouvant se procurer des che-vaux à un prix modique, on achètera davantage,successivement le prix se bonifiant parla consom-mation, chacun sera satisfait, etla France aura enplus tous les chevaux importés; les chevaux fran-çais , employés moins jeunes, dureront aussi pluslong-temps. Enfin en achetant leplus qu’on pourraà l’étranger, on nuira peu à l'industrie nationale ;les races s’amélioreront, et l’on aura une bonneréserve pour les cas de guerre. C’est ainsique le gouvernement autrichien, dont l’habiletépour faire des armées ne saurait être contestée,ayant beaucoup de chevaux dans scs états hérédi-taires, et des haras inépuisables en Hongrie , allaitchercher dans le Mecklenbourg, et jusque dansle pays de Hanovre que nous occupions, les che-vaux nécessaires aux préparatifs de cette cam-pagne qui a reçu, de nos armes glorieuses, le nomde campagne d’Ulm et d’Austerlitz.

Nous avons actuellement cinq dépôts de re-