REGIME INTERNE.
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Voyons maintenant ce que l’inférieur doit ausupérieur qui n’est pas son chef. Le réglement du^4 juin 1792 et l’ordonnance du i 3 mai disent quele soldat obéit au caporal , le caporal au ser-gent, etc., etc. , et aucun réglement ne dit quele soldat soit le subordonné de tous les autres. Lesoldat peut-il, en effet, accorder aux uns et auxautres l’obéissance passive qu’il doit incontesta-blement à son chef?
Supposez une égalité absolue dans le droit del’exiger, qu’arrivera-t-il quand deux volontés op-posées se manifesteront devant lui l’une aprèsl’autre? ce qui arriva au siège de Mons , et quibrouilla Louis XIV avec Louvois (1).
Cependant il est certain que le soldat est tenuenvers le capitaine à quelque chose qui ressembleà l’obéissance. L’obéissance envers celui-ci sem-blerait même devoir être bien plus absolue quecelle qui est due au caporal. Je ne le pense pas ; etje trouve encore à m’appuyer en ceci sur l’ordon-nance du i 3 mai, qui, dans le dernier paragra-phe de ses principes généraux, nous dit qu’entoute circonstance , l’inférieur doit déférence à sessupérieurs. Il est vrai qu’après avoir prononcé cemot, on ne l’explique guère mieux que celui de
(1) Louvois avait donné une consigne, le roi la leva ; Lou-vois, qui avait des idées justes de la discipline,' se fâcha; leroi le trouva mauvais : ce fut le commencement de la mésin-telligence.