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Tome deuxième.
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DE LA SUBORDINATION. 169

hiérarchie, et que les choses restent un peu vaguessur ce point essentiel.

Cependant, si l’ordonnance du i3 mai a eu be-soin d’employer ces deux mots , c’est qu’elle aentendu deux choses ; car, dans notre langue, eten dépit de tous les dictionnaires, s’il y a des sy-nonymies d’expressions, il n’y a point de synony-mies de mots. La déférence et Xobéissance sont doncdeux choses évidemment differentes ; et c’est levéritable sens de ces deux mots qu’il s’agit d’éta-blir : j’en risquerai la définition.

Tout militaire a un chef et des supérieurs. Lechef du soldat, c’est le caporal ; tous les autressont ses supérieurs.

Chacun doit à son chef l’obéissance passive, enmatière de commandement. On doit à ses supé-rieurs déférence et soumission.

L’obéissance passive, c’est ce qui n’admet niobservations, ni retard ; ce qui exige une exécu-tion prompte, sans modification et sans réserve.

La déférence, c’est ce qui permet de faire desobservations respectueuses.

La soumission, c’est l’obéissance passive quandles obsèrvations n’ont pu prévaloir.

Ainsi, l’on se soumet au jugement d’un tribunalaprès avoir plaidé sa cause; on se soumet à lapunition d’un supérieur ou d’un officier de police,après avoir respectueusement proposé ses moyensd’excuse; on se soumet à la décision de l’adminis-tration , après avoir légalement fait valoir scs