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Tome deuxième.
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DE LA. SUBORDINATION.

I 7 I

L’obéissance passive» ce dogme justement res-pectable dans l’état militaire et justement révéré,a, par lui-même, quelque chose de rebutant. Sesoumettre aveuglément aux ordres d’un chef im-médiat, dont le grade est si peu distant du nôtre;céder aux injonctions d’un soldat en sentinelle,ou d’un caporal de planton, qui sont nos infé-rieurs, cela implique une sorte de résistance. Cetesprit de résistance s’accroît bien davantage, sil’on peut, avec raison, accuser l’obéissance pas-sive de porter atteinte à la liberté, à la dignité,par une extension abusive. Il est donc bien im-portant de fixer ses propres idées sur les actes quila réclament, et de ne demander pour les autresque la déférence raisonnable, afin de laisser àchacun sa liberté, et surtout sa dignité dans toutesles circonstances qui le permettent ou l’exigent.Tout ce qui est servile révolte les cœurs généreux,et, dans la confusion des idées, la crainte d’une•bassesse fait des insubordonnés.

Je dirai donc que tout ordre de mouvementexige l’obéissance passive.

Que toute injonction, de la part d’une senti-nelle ou d’un homme de service, quelle que soitla personne à qui elle s’adresse, exige l’obéissancepassive.

Que tout acte, tout ordre hors le service, etde la part de qui que ce soit, 11’exige que de ladéférence.

Et que tout acte d’administration réclame défé-rence, et enfin soumission.