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Tome deuxième.
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ü3o m l’iîTat des militaires.

même chose n’était pas nécessaire chez nous, oùle service fut toujours à terme; et il n’était vérita-blement indispensable de songer à la famille, quelorsqu’il s’agissait des officiers , qui seuls, sevouaient pour la vie au service militaire.

Ce fut dans cet esprit que, lorsque l’ancien con-trat des fiefs se trouva suranné, et plus tardanéanti, un nouveau contrat s’établit en France entre l’état et ses défenseurs : on borna, commede raison, la sollicitude publique aux moyens d’as-surer un état à la personne des officiers ; mais cequ’on fit pour leurs familles fut bien loin de res-sembler à une adoption , comme nous le verronsen traitant des récompenses.

Ce nouveau contrat qui, chez nous, avait com-mencé sous Louis XIV, par l’institution des Inva-lides , prit un caractère plus positif sous le mi-nistère de M. d’Argenson.

Lorsqu’on 1748,après la paix d’Aix-la-Chapelle ,ce ministre licencia une partie de l’armée, trou-vant parmi les militaires licenciés un grand nombred’individus non nobles, dont la guerre avait rendule service et l’avancement nécessaires ; gens qui,n’ayant originairement rien reçu du gouvernementpour le défendre, avaient donné gratuitement leurtemps; il assigna des pensions à tous ces individus,notamment à ceux qui 11e pouvaient plus, soitpar leur position dans l’état militaire, soit pard’autrès causes, se livrer à un autre genre detravail, et fournir à leur existence. Le mêmeministre, s’étant vu ensuite menacé d’une nouvelle