Band 
Tome deuxième.
Seite
231
JPEG-Download
 

pe l’état des militaires. 23i

guerre, offrit comme; un remplacement des terresque les anciens gentilshommes avaient reçues, etqu’on ne pouvait plus donner aux autres, deséquivalens en exemptions d’impôts et; en privi-lèges : il créa la noblesse militaire.

Mais comme cette noblesse, quand elle n’était pasriche en propriétés terriennes, se trouvait n’avoirreçu qu’un vain titre, M. de Choiseul, à la paix de1763, eut à pensionner un grand nombre de mi-litaires, indistinctement, nobles ou non nobles;bientôt, sollicité parla noblesse peu opulente, il luiouvrit le trésor , et ne fut pas assez fort pour en fer-mer la porte à la noblesse primitive : il donna ainsides pensions à tout militaire licencié. Ce fut lasanction du renouvellement du quasi-contrat. Dès-lors, il fut reconnu pour constant que, soit qu’onappartînt à la classe militaire (la noblesse), soitqu’on appartînt à toute autre classe, du momentoù l’on entrait dans l’état militaire, on était libred’embrasser le métier des armes, comme une pro-fession qui donnait non-seulement les moyens desubsister durant le travail, mais qui, encore, etcomme toute autre profession, procurait à celuiqui l’exercerait, la représentation des épargnes aumoyen desquelles on subsiste'dans l’âge avancé.

Tout militaire recevant, de la sorte, durant sonactivité, le traitement nécessaire à son entretiensous les armes, et dans sa retraite, un traitementsuffisant à sa subsistance, chacun considéra avecraison la profession des armes comme un état,comme une fortune bien modeste sans doute,