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Ainsi, parce qu’autrefois on avait accordé lespensions à titre de récompense, à ceux qui, n’ayantpoint eu de bénéfice militaire, n’avaient pointreçu d’avance le salaire de leurs services; à l’imi-tation des anciens usages, on continua d’appelerrécompenses, ce qu’onnommait d’ailleurs textuel-lement la solde de retraite. Solde et récompenseformaient ainsi désormais l’alliance de deuxmots(i), bien étonnés de se trouver ensemble, etd’être la conséquence l’un de l’autre. Car la soldede retraite sous la condition (positive ou tacite)de laquelle on avait couru la carrière militaire,n’était autre chose que l’accomplissement d’uneclause du traité, et un traitement, après le servicele dernier traitement de l’officier (2); tandis queles pensions accordées pour action d’éclat (décretdu 5 juillet 1810), et qui pouvaient s’accumuler
( 1 ) M. de Bouthillier a écrit un chapitre des récompenses et un• chapitre des retraites, et il a dit, en parlant de ces dernières ,qu’on les appelait solde ou récompenses ; il ne cherche pointd’ailleurs à établir la définition.
Bentham ( Traité des Peines et des Récompenses ) dit que lesalaire , de pure nécessité, n’est point une récompense, car larécompense commence où l’indemnité finit.
(2) « Nul ne pourra cumuler deux pensions , ni une pensionavec un traitement d’activité, de retraite ou de réjorrne; lepensionnaire aura le choix de la pension ou du traitement leplus élevé.
» Néanmoins les pensions de retraite pour services militaires,pourront être cumulées avec un traitement civil d’activité.»Ar-ticle 27 de la loi du 25 mars 1817.