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mœurs qui écartent jusqu’à la pensée de pour-voir soi-mëme à ses propres besoins, par desmoyens illégaux et souvent honteux, les seuls quel’homme de guerre ait à sa disposition pour arriverpar lui-même à la fortune pécuniaire. Enfin, l’in-certitude sur l’avenir, lorsqu’elle va jusqu’à com-promettre l’existence ellemême, frappe de stupeurbeaucoup de braves gens, et rend les autres ob-séquieux jusqu’à la bassesse : plus de dignité dansle service, plus de liberté dans les conseils, plusde vertu chez les guerriers. Cette noble fierté, quifait un héros de l’homme né faible et timide, vas’éteindre dans les habitudes serviles ; et la nationla plus chevaleresque peut arriver, de dégrada-tions en dégradations, au point humiliant d’oùnous avons retiré une nation voisine, en lui com-muniquant nos institutions, et en l’associant ànotre gloire militaire.
Mais qu’est-ce que cette propriété d’un grade,et cette perpétuité d’un traitement militaire, oucet état à vie ? Prétendrions-nous imposer au gou-verment -Tobligation de nous employer toujoursquand il nous a une fois employés? non , sansdouter le grade et les fonctions sont deux choses;le gradeet le traitement sont pareillement deuxchoses.
Révoquer un militaire de ses fonctions, et lefaüre descendre au traitement du dernier degré,pour y attendre la retraite, tel est le droit que laraison confère au gouvernement; ce qui, commeon voit, ne détruit point le principe de la pro-
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