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Tome cinquième.
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DE L’ÉCONOMIE POLITIQUE. IC)5

vons, étaient de véritables consuls et proconsuls,établissant partout la loi de la métropole, à peuprès comme les Romains en agissaient à l’égard deleurs colonies; les grands et petits conseils, com-posés des nobles de Terre-ferme , les vicaires desmarchands, les chevaliers des approvisionnemens,les corps municipaux, n’étaient que les conseillersde ces sortes de dictateurs : mais il n’y avait qu’unsystème d’impôt, de monnaies, de poids et me-sures , de douanes et péages ; en sorte qu’arrivésur les terres de Saint-Marc, le voyageur pouvaitrespirer, et pourvu qu’on ne parlât jamais desgrands inquisiteurs, et du conseil des Dix, touthomme était libre (i). Au reste, l’industrie, lecommerce, et les vaissaux de la capitale, procu-raient aux habitans de la Terre - ferme, tous lesavantages que les Lombards n’avaient pas ; leséchanges se faisaient entre eux sans entremise, sansdouble et triple douane , et en tout, les peuples decette partie de la Haute-Italie , quoique adminis-trés d’une façon moins libre en apparence, vivaientplus heureux sous la police ténébreuse de Venise ,que la plupart des autres. La métropole ne pro-duisant rien, encourageait les colons à produire,et, depuis quelle ne faisait plus de guerres ex-travagantes , n’ayant presque pas de besoins,

(i) P arum de Deo ; tiihil de principe ; telle était la loi depolice chez les Vénitiens5 pour tout le reste, la liberté allaitjusqu’à la licence.