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Tome cinquième.
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iqG de l’économie POLITIQUE,

elle demandait peu d’impôts, ou de subsides; sesdouanes lui suffisaient, et le peuple des états vé-nitiens se trouvait, par ce concours de circons-tances, le plus riche de la contrée.

Les Français, maîtres de l’Italie , en 1796 , firentla faute énorme de bouleverser cette administra-tion, sans y rien substituer ; et aussitôt, le paysle plusriche de l’Europe , devint, pour eux, le plus pauvre.Après six mois de séjour sur les terres vénitiennes,la solde était arriérée de quatre mois, les vi-vres avaient été mesurés bien juste, et l’habille-ment n’était pas au complet. Vous en devinez lacause : l’armée, qui avait organisé à la française,la Lombardie , quelle devait posséder (1), et quiavait formé un gouvernement autrichien (2) dansle Tyrol, qu’elle voulait rendre, avait négligé lesétats vénitiens , qu’elle devait détruire. Au gouver-nement énergique des provéditeurs et podestats ,l’on n’avait rien substitué. Les généraux de di-vision , gouvernaient leur quartier - générai ; lesgénéraux de brigade, gouvernaient le leur; cha-cun, cantonné dans son arrondissement, et setenant en garde contre son voisin , à peu prèscomme vis-à-vis d’un ennemi , épuisait son pays.

(1) Frédéric, en entrant à Brest au en 17/io, ne manqua pas

de licencier toutes les autorités autrichiennes ; il maintint au

contraire, celles des -villes de la Mora-vie et de la Bohême qu’ilu. . ,

ne voulait pas retenir a la paix

(2) Arrêté du général en chef du 17 messidor an IY.