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Tome cinquième.
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DE L’ÉCONOMIE POLITIQUE. 1 97

II n’y avait plus d’état, plus de province ; les villess’étaient isolées ; les unes paraissaient résignées àporter tout le poids déjà guerre; les autres, acca-blées à leur' tour, étaient abandonnées par cellesqu’elles n’avaient pas secourues ; les villages avaientimité les villes; chacun semblait consentira sup-porter ses maux, et repoussait toute idée de soli-darité ; les ‘conseils, qui assistaient les gouver-neurs vénitiens , accoutumés à n’avoir d’autoritéque celle de ces maîtres absolus et tout - puis-sans, 11’avaient été d’aucun secours pour nos gé-néraux, et nos généraux ne l’avaient pas réclamé;on avait cru suppléer à tout par la force : lesagens français s’étaient répandus partout, et lesconcussions avaient dévoré le pays, sans mettreun écu dans le trésor.

Une possession de la couronne autrichienne ,sur un autre point de l’Italie , se faisait remar-quer par la sagesse de son administration. Etatindépendant de Vienne , quoique apanage d’unprince autrichien, la Toscane se gouvernait sui-vant ses lois particulières ; et les nombreux es-sais faits à Florence , souvent aux dépens deses malheureux habitans, n’avaient pas été per’dus : on s’y souvenait de Cosme et de Laurentde Médicis ; le bonheur du peuple y était consi-déré comme la source de la prospérité publique,et de la puissance des princes. Léopold, en pre-nant possession de ce pays, avait reçu l’impressionde ces sages maximes, et l’impulsion vers ce but