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Tome cinquième.
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dr l’économie politique. 199

qu’elle a conservé, d’un jardin, du plus magnifiquejardin du monde, baigné par un beau fleuve,borné par une mer, et couronné par des montstoujours verts. Les sciences et les arts, amis del’Italie , ne restèrent pas en arrière, ils accouru-rent aussi pour embellir le séjour de Léopold; ettout, jusqu’à la physionomie riante, à l’air d’ai-sance des peuples, concourut à faire de la Tos-cane un séjour enchanteur pour cet aimableprince.

Son successeur suivait ses traces, lorsque laguerre de vingt-trois ans éclata.

La Toscane atteinte, malgré la sagesse de sonnouveau prince, par la guerre d’Italie, fut en étatde supporter et supporta, presque sans s’en aper-cevoir, les dépenses de l’occupation de son port deLivourne , et le paiement de fréquens et forts sub-sides, tour à tour imposés par les deux partis ; maisle directoire fit la faute, en l’anYII, de désorganiserun pareil gouvernement: aussitôt, toutes les sour-ces de la production furent taries, les richesses ces-sèrent de circuler; une brigade de Français eutpeine à subsister dans un pays qui, auparavant,avait nourri une armée; et le peuple le plus doux,le plus paisible du monde, retrouva des armes que,depuis plusieurs siècles, il avait abandonnées.

Entre un pays bien administré, et un pays qui11e l’est pas, ou qui l’est mal, la différence estmatérielle; elle frappe le voyageur qui passe dela Toscane dans l’état de l’Eglise. Les champs, les