2 12 DE i/ÉCONOMlE POLITIQUE.
Chaque état particulier était organisé sur lememe pied que la réunion des états.
Des régences administraient les finances et rem-plissaient les fonctions proprement appelées ad-ministratives ; le président avoit plus ou moinsde pouvoir, suivant le temps de paix ou de guerre.
Des bourguemestres gouvernaient les villes etles villages, ayant, sous leurs ordres, des agensinamovibles de la police et de l’administration,notamment en ce qui concernait les digues, lescanaux, la navigation et le commerce.
La Convention trouva , chez les Hollandais , lesressources qu’elle ne savait pas se procurer enFrance , et elle éprouva que toute la puissance durégime le plus violent, n’équivaut pas à une or-ganisation administrative adaptée aux mœurs despeuples et aux lieux qu’ils habitent ; qu’elle nesupplée pas à la liberté du commerce, à l’encou-ragement de l’industrie, et à la certitude de pos-séder. Les Français pouvaient prendre, en Hol-lande, de fort utiles leçons : apprendre l’art defaire beaucoup avec peu, c’est-à-dire l’art du bonemploi des choses , concevoir un peu mieux l’idéede la méthode, les effets de l’ordre; en un mot,faire connaissance avec l’économie. Cette connais-sance ne se fait pas dans un jour ; les Français usè-rent long-temps des ressources de la Hollande sansprofiter de ses leçons; l’opinion que nous avonsde notre supériorité nous rend quelquefois inat-tentifs et souvent indociles. Il ne fallut qu’uninstant , aux Hollandais , pour ravitailler notre