DES IMPÔTS, EMPRUNTS ET RÉQUISITIONS. 35ï
» que gouvernement avait un délégué près des» différens magasins.
» Pour toute l’armée, il n’y avait que trois or-» donnateurs dans les divisions territoriales, un» à Stuttgard , un à Augsbourg , un à Munich ;
» lorsqu’on a occupé les pays autrichiens, il y en» a eu un à Lintz et un à Salzbourg .
» Les grands magasins étaient placés près des» ordonnateurs ; il y avait ensuite des magasins» intermédiaires dans les lieux de garnison : ceux-» ci étaient approvisionnés, soit directement par» les réquisitions , soit par des versemens faits» des grands magasins.
» Les militaires isolés étaient logés et nourris» parlessoinsdesbourguemestresdesgîtesd étape,» et ne recevaient rien des magasins militaires :» Un arreté du général en chef avait déterminé» ce qui devait leur être fourni sur la présenta-» tion de leur feuille de route, visée par le com-» mandant de la place; il y en avait un dans cha-» que gîte, et il faisait arrêter tous les militaires» qui voyageaient sans ordre. Dans toute commune» qui n’était pas gîte , il était défendu de rien exi-» ger et de rien fournir. Dans la répartition des» réquisitions , les autorités locales devaient pren-» dre en considération les charges déjà imposées» aux communes y gites d étape. Quand les troupes» avaient reçu le pain et la viande des magasins,» si elles logeaient chez l’habitant, l’arrêté déter-» minait ce que l’habitant devait y ajouter. »
On voit par ce narré, aussi clair qu’il est sim-