36 a DES IMPÔTS, EMPRUNTS ET REQUISITIONS,marchands , et que le remboursement promisn’était ni prompt, ni exact; parce que, d’ailleurs,le moindre acte de violence effarouche et faitfuir le commerce. Tl eût mieux valu, à mon avis ,obliger le magistrat à imposer les habitans ; ceux-ci seraient allés se pourvoir chez les marchands;et ces derniers n’eussent pas discontinué de s’ap-provisionner pour fournir à ce nouveau genre dedébit.
En général, cotiser les habitans, et voir exécu-ter, ce sera toujours la meilleure méthode d’ef-fectuer des réquisitions urgentes; or, on peut co-tiser chaque habitant pour la fourniture d’une cer-taine quantité de denrées de toute espèce, commenous l’avons fait dans la Brie et dans la Picardie,en 1814, et comme les Russes et les Allemands Font souvent pratiqué chez eux. Ce sera souventla méthode unique, en fait de mobilier.
Voudrez-vous établir une caserne, un hôpital?taxez les habitans à la fourniture d’un lit, de por-tion d’un lit, de tels ustensiles de cuisine, de telsautres ustensiles. Tout le travail, en ce genre, con-siste dans la répartition ; jamais l’exécution n’asouffert aucun retard; mais ce sont des détails dontl’administrateur ou l’officier d’état-major doivents’occuper, auxquels ils doivent au moins assister ;tous les non-succès en ce genre, que l’on pourraitciter, s’expliqueraient par la raison que l’autoritéqui frappait la réquisition, n’en suivait point leseffets, et se bornait à tourmenter les autorités lo-