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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
reserves et une partie de sa droite. C’était le moment attendu par le cen-tre et la gauche des républicains, ils enlevèrent toutes les positions queles impériaux affaiblissaient, et déjà leur artillerie, en batterie sur les col-lines de Dourlers, canonnait à revers celles de Wattignics, dans lemême temps que Jourdan, ramenant pour la troisième fois sa colonne,engageait dans levillage un combat furieux. L’ennemi commençait à plierlorsqu’un incident, survenant à l’extrême droite, suspendit un moment lavictoire. La gauche des impériaux avait réussi à se glisser entre la divi-sion des Ardennes et celle qui devait la rallier ; elle avait défait la pre-mière et elle poussait la seconde en désordre. Jourdan y courut, lui fitreprendre ses rangs et l’offensive, puis revint donner un nouvel élan à l’at-taque de Wattignies . Pris et repris trois fois, ce village resta enfin aupouvoir des républicains : partout ils furent ànaîtres du champ de bataille.L’ennemi craignant de recommencer le combat trop près des remparts deMaubeuge , profita de la nuit pour repasser la Sambre.
Pendant ces deux journées les troupes du camp de Maubeuge donton attendait une diversion décisive, prêtant l’oreille au bruit de la batailledemandèrent à marcher à l’ennemi ; mais les généraux ne crurent pointà leur délivrance et restèrent dans l’inaction.
Maubeuge était débloqué, Cobourg battait en retraite, et la victoire deWattignies remportée sur des troupes supérieures en nombre, retranchéesdans de fortes positions, plaçait Jourdan au premier rang des illustrationsmilitaires. Elle ne produisit cependant pas les résultats que le comitéprétendait en tirer. U prescrivit au général victorieux de passer la Sambreet de délivrer le territoire; mais des pluies abondantes rendirent cetteopération impossible. D’ailleurs les évènemens de la gauche ne permet-taient point encore de prendre décidément' l’offensive.
Prévoyant le mouvement de l’armée du nord sur Maubeuge, Cobourg avait appelé à lui le duc d’York, et les camps de Lille et de Dunkerque -avaient reçu l’ordre de profiter de son départ pour aller en avant; maisau lieu de se concentrer et de tomber sur un seul point, on se livra à desmouvemens décousus qui n’eurent aucun effet. On assaillit à-la-foisFûmes, Ypres, Mcnin, Courtrai et Cysoing, et le retour d’York mit finà ces combats. Jourdan après avoir ravitaillé les places de la Sambre fitrentrer l’armée dans le camp de Gaverelle, Cobourg put lancer des par-tis jusqu’aux portes de Cambrai et de Guise ; mais bientôt on prit desquartiers d’hiver et les opérations furent suspendues. Ces évènemens ter-minèrent sur la frontière du nord la campagne de 1793.