96
GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
tissement de Mayence et pour assiéger cette place; mais pour passer leRhin on manquait d’équipages de ponts; mais les charrois, mais la ca-valerie étaient désorganisés; mais un quart de l’effectif des armées avaitquitté les rangs ; l’été entier fut consumé en apprêts. Toutefois Luxem-bourg , éloigné de tout secours, bloqué tour-à-tour par des divisionsdes deux armées, se rendit au mois de juin.
IL
Combats du Tanaro , de Melogno et Vado (aa, a4, a5, a6 juin),—Retraite des Français (3o juin
et S juillet).
Cependant les impériaux reprirent l’offensive en Italie. L’armée fran-çaise occupait à droite Yado. Elle s’était fortifiée sur la crête des mon-tagnes et sa gauche s’appuyait sur les Alpes , depuis le Col-de-Tende jus-qu’à l’Argentière . On l’avait affaiblie de 10,000 hommes qu’on préten-dait débarquer à Civita-Vecchia pour attaquer Rome et, ce qui étaitd’une autre conséquence, on avait éloigné Ronaparte. Réduite à 3 o,ooohommes, Kellermann la commandait en chef.
Les coalisés avaient mis sur pied des forces considérables; 2^,000Piémontais, sous Colli, étaient en position à Coni et Mondovi, couvrantles avenues de Turin. 5 o,ooo impériaux, Italiens et Napolitains com-mandés par Dewins, campaient à Dego et Ava, prêts à déboucher sur leversant maritime. Le projet des généraux ennemis était de replier ladroite en l’attaquant par son extrémité et de compromettre sa retraite enfaisant tomber en même temps la ligne de retranchemens que l’on avaitélevée sur le sommet des monts.