CAMPAGNE DE 1793 . 9 !)
aVânf tle l’avoir transmis Aux Autres officiers, fut tué bt lu déroute dd-îvint complète<
Puisaye, prenant le commandement en chef, se renferma dé nouveaudans la presqu’île. Sur ces entrefaites, quelques soldats républicains dela garnison du fort, que d’IIervilly avait enrôles, vinrent indiquer à Hochele moyen d’y pénétrer. Il s’agissait de gagner, en se glissant pendant lanuit sur un rocher que l’eau de la mer recouvrait à peine, une poterneque les transfuges promettaient de livrer,
T loche les crut; à minuit, par un temps sombre, il lança ses i/|,ooohommes sur la presqu’île, tandis que 3 oo grenadiers prenaient le che-min hasardeux qu’on leur avait indiqué.
Les canonniers du fort, éveillés par le bruit sourd de la masse qui s’a-vancait contre eux, firent feu a tout évènement: les républicains se trou-blèrent; on se crut trahi, on hésita et l’on commençait à se débander,lorsque le jour, venant à poindre, fit voir le drapeau tricolore flottant surles remparts. On avait réussi. Sans perdre un moment, Hoche courut aucamp des émigrés et les accula à la mer. Les vaisseaux, battus par latempête, avaient pris le large. Quelques embarcations purent à peine,sous un feu terrible, sauver quelques combattans. Le reste périt dans lesflots ou les armes à la main, ou bien se livra à la rigueur des lois de l’é-poque. Cétte journée terrible; où le sang français seul avait coulé, fitavorter les projeté des royalistes. Toutefois, Charette, puis Stofflet et leschefs de Chouans, encouragés par les démonstrations de la marine an-glaise, coururent aux armes, et la guerre de partisans, naguère assou-pie, se ralluma plus vive que jamais.
La présence des flottes anglaises ranima l’ardeur des Vendéens et desChouans; mais le gouvernement prit les meilleures mesures pour les ré-primer. On nomma Iloclic au commandement général des troupes del’Ouest, on y envoya 20,000 hommes tirés des Pyrénées orientales,et plusde 100,000 hommes se déployèrent en un vaste cordon, de Granville àLa Rochelle .
Partout où les Anglais essayèrent de débarquer* ils furent prévenuspar l’activité du général français . Enfin ils préparèrent une expéditionroyaliste, commandée par le comte d’Artois, qu’ils déposèrent à l’île Dieu;«nais au lieu de se jeter sur-le-champ en Vendée , le prince hésita; sixsemaines s’écoulèrent, et, 1 a mer devenant mauvaise, la flotte s’éloignaet le reconduisit a Londres . Des-lors, l’armée s’avança en suivant, surune plus grande échelle, le plan qui avait réussi à Vimeux : à chaqueprogrès dans l’intérieur du pays, elle s’appuyait sur des camps retran-chés, coordonnés, de manière à séparer les uns des autres les chefs in-surgés. La bonne discipline, le soin du général à ne point laisser