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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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CAMPAGNE DE 1785, ) 107

çait à revers les troupes cantonnées sur le littoral, et l’on pouvait trou-bler leur retraite, C’était, au reste, aipsi que les, ppalisés ayaieot opéré aumois de juin; mais, de leur pqpt, cette manœuvre avait été facile:maîtres du revers septentrional, ils avaient pu porter ofi bon leur sem-blait l’attaque et ouvrir le feu partout à-la-fpis; ici, le point de départétait forcément la première redoute, et celle-là enlevée, il fallait partoutréussir.

Sclierer forma trois colonnes qui s’ébranlèrent en même temps. Seru-rier descendit du mont $an-Bcniardo, dans la vallée du Tanaro , ettint en éphec l’armép sarde. Augereau déboucha sur Loano, et son prin-cipal soin fut de contenir l’ardeur de ses trpupes, de pepr de trop pré-cipiter la retraite des impériaux.

Cependant Masseua courut à l’assaut des redoutes. îfé dans le comtéde Nice, il y combattait depuis le commencement de la guerre; tous lessentiers, toutes les gorges de ces montagnes lui étaient connus, et nulne possédait mieux que lui l’art d’entraîner les soldats. IJ gravit les escar-pcmens de Roccabarbcna, culbute tout ce qu’il reuepptre, et désormaisaffermi sur le sommet de la chaîne il marche à Bardinettp; celte positiontombe et, à la fip dp jour, lp drapeau français apparaît sur les retrau-cheineps de MplQgpQ.

Le lendemain, on s’aborda sur tous les points; $eruricr repoussavigoureusement les attaques de Colli. Masseua s’empara des hauteursjusqu’à SanrQiacpmp, et Augereaji, libre enfin de se livrer à tout sonélan, mit la gapche des impériaux dans le plus grand désordre. Elle sedébanda et, trouvant les issues fermées, e}le ne s’échappa, bien affaiblie,qu’à la faveur d’un péage de neige qui força les Français de s’arrêter,,5ooo prisonniers, 3 à 4 °oo morts, 4 p panons, la Ijbrecommunicationavec Gênes furent le prix de cette belle victoire, qui préluda si heureu-sement à la campagne de 1796 .

A l’intérieur, la Convention avait décrété la nouvelle constitution dela république; mais effrayée de la réaction qu’elle avait eu à combattre,elle s’était ménagé une grande part dans la direction des affaires, aumoyen d’une mesure transitoire qui souleya de violentes oppositions: onprit les armes (i3 vendémiaire, 5 octobre), et, victorieuse dans cettedernière lutte, elle fit place à un pouvoir exécutif, composé de cinq di-recteurs, et à un corps législatif divisé en deux conseils.

Ce gouvernement, entré en fonctions sous l’influence d’une crjse où larévolution avait été mise en péril, apporta dans ses débuts l’espritd Unité et l’énergie que la chute du comité de salut public avait affai-blis. Il ne négligea rien, pendant l’hiver, pour préparer une campagnedécisive,