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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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U(1 GUERRES DE LA REVOLUTION.

Les combats de Qliiévraln, de Raismes et d’Arlon (g3) fdrcnt livréspour dégager Mayence et Condé. La bataille de Hondscooté rompit leslignes de siège de Dunkerque . Les affaires de Menin, celles de la forêtde Mormal eurent pour but le salut du Quesnoy ; enfin la bataillé deWattignies et les marches brillantes de Iloclie, dans les défilés des Vosges ,délivrèrent Maubeuge et Landau.

Les premières opérations de i yc)4 se rattachent au siège de Laridre-cies. Les deux tericontres de Mocseron , les batailles de TurCoing, Pont-*à-Cliin et Uooglède à ceux de Menin et d’YpréSi Les combats de Grand-reng, et la bataille de Flcurus, nu siège de Cliarleroy; les batailles de Spri-mont et d’Aldehhbven à celui de Maëstriclits Enfin, les opérations der 7 q 5 roulent, entièrement sur les sièges de Luxembourg , Mayence etManhfcim. A.

Ainsi cri quatre càmpagnés: d’aboi'd des tentatives réciproques d’inva-sion foüdécs, de part et d’autle, sur l’espoir de séparer les. habitans desarmées; puis un long combat corps à corps durant lequel on se prit àguerroyer partout à-la-fois.

On rie pouvait rien imaginer de plus propré à affaiblir les liens de lacoalition et , en tnêtne temps , à former les armées françaises. De profon-des mésintelligences éclatèrent entre les généraux prilssienS et impériaux.Les premiers saisirent tous les prétextés pour ne point agir et enfin pourtraiter de la paix.

Les armées républicaines, composées d’abord des anciens cadres et despremiers bataillons de volontaires, furent recrutées au commencement dejyg3, parla levée de 3oo,ooo hommes et, à la fin delà même année,au moyen d’une réquisition permanente. Indépendamment de la popu-lation de l’Ouest qui fut long-temps sur pied, et sans compter lesdépôts, les garnisons, les hôpitaux, on entretint en campagne jusqu’à5oo,ooo combattans» Les effets de campement manquaient pour abriterde telles masses, elles s’accoutumèrent à bivouaquer en plein air. L’absencedu numéraire, l’irrégularité des approvisionnemens, les endurciront àtoutes les privations, et elles acquirent une force et une mobilité qui netenaient compte ni des distances, ni des saisons, ni des obstacles natu-rels.

Les conquérans de la Hollande s’avancèrent sur la glace par un froidd’une intensité inaccoutumée. A peine vêtus, chaussés de sabots ou detresses de paille, ils traversèrent des villes où depuis trois, siècles s’accu-mulaient les richesses des deux mondes, sans songer à enfreindre les loisd’une sévère discipline. On vit avec admiration dix bataillons, demi nus,entrer fièrement dans Amsterdam , musique en tête, drapeaux déployés,mettre leurs armes en faisceaux et bivouaquer sur la neige en jetant un