CAMPAGNE DE 1796 .
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On étendait ainsi sur une grande échelle le système qu’un avait appli*qué dans maints combats et auquel on attribuait les succès obtenus con-tre Cobourg en 1 794 - Mais en l’exagérant on le détruisait. En effet ilétait fondé sur le principe qu’on devait opérer en masse contre des for-ces moindres; or deux armées distantes de plusieurs journées de marchene pouvaient se prêter un secours mutuel. Chacune d’elles pesait, sansdoute, d’un poids incommode sur les extrémités de l’ennemi; mais, enmême temps qu’on se mettait dans l’impossibilité de se concentrer, onl’obligeait à le faire, on le contraignait à tenter de se dégager par quel-que mouvement hardi. Ce fut aussi ce qui arriva; on perdit l'Allemagne ,et la campagne eût été encore insignifiante sans les prodiges de l’arméed’Italie dont le général en chef pratiqua, avec une habileté jusqu’alorsinconnue, l’art, à peine entrevu par Carnot, de faire mouvoir une ar-mée comme un bataillon, de la grouper, de l’étendre et de la transportertout entière sur un point donné.
Bonaparte, disgracié par les réactionnaires de 1795 et rentré en fa-veur à la suite delà journée du i 3 vendémiaire, où il s’était placé à latête des forces de la Convention, obtint le commandement de cette arméed’Italie à laquelle, deux ans auparavant, il avait indiqué déjà le cheminde la victoire.
Déduction faite des garnisons de la Provence (20,000), des dépôts etdes malades, son effectif n’excédait pas44>4 0 ° combattons; la cavalerie,les équipages étaient dans le plus mauvais état, on comptait à peine3 ooo chevaux et 3 o bouches à feu.
La république entretenait en outre 5 armées: celle des Alpes , com-mandée par Kellermann (1 5 à 20,000) postée au sommet des monts depuisle petit Saint-Bernard jusqu’à l’Argentière .
En Alsace , l’armée de Rhin-et-Moselle où Moreau avait remplacé Pi-chegru (71,000 d’infanterie, 65 oo de cavalerie, total 77,500).
De la Nahe à Dusseldorf , l’armée de Sambre-et-Meuse toujours sousJourdan ( 65 ,000 d’infanterie, 11,000 de cavalerie, total 76,000).
En Hollande, l’armée du Nord ou armée d’observation (40 à 5 o,ooo)sous les ordres de Beurnonville, et enfin l’armée de l’Ouest (100,000)sous Hoche.
L’Autriche opposait à Bonaparte : i° l’armée impériale commandée parBeaulieu ( 35 ,000 combattans); 2 0 l’armée sarde sous Colli (25,000).
A Kellermann : une seconde armée sarde commandée par le duc d’Aoste(1 5 à 20,000). 1 et»
A Moreau : Wurmser et l’armée du Haut-Rhin ( 83 ,000: 6i,ôoo d’in-fanterie, 22,000 cavalerie).
Et a Jourdan : l’archiduc Charles, à la tête de l'année du Haut-Rhin
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