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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
II.
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OPÉRATIONS DE ï/aRMÉE DE SAMBRE-ET-MEUSE.
Passage du Rhin. —Combat deSiegburg i' r juin).—D'Altankirchen (4).—De Wetzlar ( 5 ).—D’Uke-ralh (19),—De Friedberg (i 3 juillet).—Occupation de Francfort ( 16).—Prise de Wurzbourg (4août).—Combatde Forcheim’(7).—De Sulzbach, Ambcrg et Wolffering (17 à 21).—De Neumarkt(22).—D’Amberg(24).—De lîurg-Eberacli (29).—Bataille de Wurtzbourg (3 septembre)_Re-
traite de Jourdan (4 à 9).—Combats de Giessen et Limbourg (16).—D’Altenkirchen (19).—Finde la campagne, armistice.
Cependant Jourdan et Moreau, dont l’inaction excitait les plus vivesréclamations de la part de Bonaparte, commencèrent à se mettre enmouvement. Le gros des forces impériales était resté entre la Nahe etlcSpcyerbach.Kienmayeretlc prince de Wurtemberg, avec la droite de l’ar-chiduc Charles, observaient les débouchés de Dusseldorf et de Coblentz ,la gauche de Wurmser sous Sztarray, Frœlich et le prince de Condé bor-daient le Rhin, depuis Mannheim jusqu’à la Suisse .
Les deux armées républicaines avaient reçu une organisation puis-sante : elles étaient divisées en corps d’armée et réserve.
Klebcr, avec la gauche de l’armée de Sambre-et-Meuse, formée desdivisions Colau et Lefebvre, occupait Dusseldorf . Jourdan, comman-dant en personne le centre (divisions Championnat, Grenier, Bernadottc)s’étendait de la Nahe à Neuwicd; Marceau à droite couvrait la Naheavec sa division et celle dePoncet; Bonneau commandait la réserve.
Desaix (divisions Beaupuy et Delmas) formait la gauche de l’arméede Rhin-et-Moselle, et Saint-Cyr (Duhesine, Taponnier) le centre,cantonné sur le Speyerbach;Ferino(Tarreau et Laborde) la droite au-des-sus de Strasbourg , et Bourcier la réserve de la cavalerie.
Ces deux belles armées, qu’à défaut de succès décisif, ont illustréesleur bravoure, leur sévère discipline et les vertus de leurs généraux,