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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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15& GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

bougea pas. Sa droite étant appuyée au Tasso, au moyen d’une conver-sion en arrière, elle tint tête de toiiscôtés à l’ennemi, s’obstinant à cou-vrir la retraite de Vial.

Là reposa pendant quelques instans le sort de la journée: les impé-riaux firent de grands efforts pour rompre cette troupe intrépide et pourenlever son artilléi'io, ils furent sur le point d’y réussir; déjà les plusbraves saisissaient les pièces , qitand un cri de colère sortit des rangs :« 1 4 'j laisseivns-rtous enlever nos canons! » A ces mots, un peloton degrenadiers s’élance et fait mordre la poussière aux téméraires assaillans.

Pendant que la 1 4 e soutenait seule le combat, Vial, se repliant endeçà du défilé* fit passer son infanterie légère en arrière de la 33 e . EnfinMassCna déploya la 3 a e . Bonaparte courut à lui, saisit cette demi-brigadedéjà si illustre, la conduisit à gauche, rallia les 85 e et 29% fit battre lacharge et rentra dans Trombalora.

Ces divers engagemens avec le centre ennemi lui avaient enlevé beau-coup de monde; en définitive, Lyptai clKœhlœsfurent paralysés au-delàdu Tasso; mais Ocskay, maître de la crête du Montemagnone, était prêtà descendre sur le plateau. D’un autre côté, Wukassewich s’était étendusur la rive gauche de l’Àdige jusqu’à la Chiusa , et Quasdanowich, attirépar la fusilladd de Trombalora, avait cru le moment arrivé de forcerl’entrée de la rampe. La -Ig 6 fit une longue et sanglante résistance; enfinle feu d’uhe batterie, que Wukassewich avait établie de l’autre côté düfk'uve, la fit plier, elle abandonna scs redoutes, et la colonne ennemiecommença à sc déployer. Mais Bonaparte veillait à tout: il lança contreson frônt la cavalerie do Massena, qui venait à peine d’arriver, il la faitmenacer à gauche par la 3 g e ; et Joubert, peu soucieux du progrès quepourrait faire Ocskay, accourut du défilé do la route impériale avecl'infanterie légère de Vial, tomba sur son flanc droit, et accabla de sesfeux plongt'ans tout ce qui était encore entassé au fond du ravin.

Les impériaux ne résistèrent pas à cette triple attaque, ils furent rom-pus; 12 canons et 2000 hommes, qui avaient déjà débouché, furent pris,le reste culbuté au bas de la rampe dans un désordre complet et aumilieu d’un effroyable carnage.

Ce rude échec annula la droite d’Àlvinzy, elle se mit immédiatementeu retraite. Ocskay, qui de son côté avait fait quelques pas sur le plateau,se hâta de rétrograder.

Restait Lusignan qui, depuis l’aube du jour, circulait le long du Tasso,autour du plateau, dans le but de s’y établir sur les derrières de l’arméefrançaise et d’intercepter la route de Vérone .

A Calcinatoil avait laissé un détachement pour masquer la 18 e postée àGarda; à Orza il se heurta contre Roy arrivant de Castel-Novo; obligé de