ICO GUERRES DE LA RÉVOLUTION,
que les vents contraires avaient fait échouer, fut appelé au commande-ment de l’armée de Sambre-et-Meuse, forte encore de 70,000 hommes.Les impériaux ne lui opposaient que 40,000 hommes sous Werneck . Maîtrede Dusseldorf et de Neuwied il pouvait à son gré attaquer sur l’une ou l’au-tre rive de la Sieg. Il ordonna àChampionnet défaire une démonstrationsur la rive droite pour attirer les impériaux qu’il se réservait de prendreen flanc en débouchant de Neuwied. Werneck , d’abord trompé, se portasur Championnet ; mais revenu de son erreur, il se retourna contre Ho-che assez à temps pour recevoir la bataille avec des chances moins défa-vorables. Toutefois il la perdit, et se retira sur la Lalm affaibli de plusde 5ooo hommes.
Hoche manœuvra ensuite pour l’empêcher de rallier la garnison deMayence; et pendant que sa droite poussait jusqu’à Francfort , lui-mêmeparvint par Giessen aux bords de la Nidda. Rien ne paraissait devoircontrarier sa marche victorieuse, qu’il brûlait de poursuivre jusqu’aucentre de l’Autriche , quand la paix l’arrêta.
Moreau eut à peine le temps de faire quelques pas au-delà du Rhin ; iln’avait point de ponts, et il fut comme l’année précédente, dans la né-cessité de surprendre le passage du fleuve. Cette opération se fit avecsuccès en face de Diersheim ; l’on n’était pas encore affermi sur l’autrerive, quand l’ennemi attaqua et se fit battre; le même [jour Kelil se ren-dit. Le lendemain l’armée s’étendit au-delà de la Rench et le surlende-main les hostilités furent suspendues.
Le démembrement de la république de Venise , et le traité de CampoFormio furent les derniers évènemens de cette année.