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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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GUERRES DE LA REVOLUTION.

rompue, et lui-même, assailli dans Schoorkîam par les troupes victorieu-ses, fut refoulé au-delà de Krabendam.

De ce côté^ la déroute de l’ennemi était complète. Sa gauche avait étéplus heureuse, elle avait chassé de poste en posteDacndels jusqu’à Saint-Pancra9, mais les désastres des autres colonnes le forcèrent à se repliernon sans perte.

Quant à Albercrombie, qui n’eût été employé qu’en cas du succès, il futparalysé par la mauvaisc issue de la journée. Ses 7000 hommes qui eus-sent été d’un si grand poids en réserve sur le champ de bataille, se trou-vaient compromis ; il se hâta pendant la nuit de les ramener sur le grosde l’armée.

Celte belle victoire ranima toutes les espérances. Elle était aussi fé-condeen résultats que brillante. L’année d’invasion fut constituée en étatde blocus. Pendant qu’elle cherchait à se remettre du désordre de la dé-faite et de la perte de 5 à 6000 hommes, Brune inonda les grands pol-ders, le Heer-Huigen-Waard et rendit inexpugnable l’espace entre Alk-maarctleZuyderzée. Le théâtre des opérations actives était donc restreintà la langue de tei'rc que côtoie la mer et que remplit le labyrinthe desdunes. Dès-lors, plus de ces combinaisons imprévues d’où naissent lesgrands succès. Toutes les tentatives du général ennemi devaient se bornerà faire reculer l’aile gauche de l’armée gallo-batave,mais en gagnant quel-ques pas, il ne lui était point donné d élargir le champ de bataille. Bruneétait toujoursà même d’assurer ses flancs, et eût-il été plusd’unefoisbattu,le moment était inévitable où l’arrivée des renforts qu’on lui envoyait detoutes parts devait lui rendre la supériorité du nombre et l’offensive.

L’armée d’invasion avait été vaincue et les tentatives orangistes ré-primées. Cependant la dernière division russe (dégénérai Emmé 4 à 5 ooohommes) étant entrée eu ligne, le duc d’York , après quelques hésitations,ordonna une nouvelle attaque.

La nature des choses et l’expérience de la précédente journée en indi-quaient le plan. Alkmaar , situé à l’angle formé par les inondationsqui s’étendent à l’est, et les cours d’eau qui descendent au midi, était lecentre des opérations de l’armée républicaine. Ses approches étaient cou-vertes par le canal qui communique avec le Zyp, puis à droite du canalpar de nombreuses coupures, et à gauche par les hauteurs boisées de Ber-gen alors garnies d’une ligne de redoutes. Pour obliger Brune a évacuerAlkmaar , il fallait donc manœuvrer sur son front à travers des ob-stacles sans fin, ou tourner sa gauche dans le but d’enlever Bergen . Cedernier moyen était seul praticable; il fut adopté. York lança sur la diguede Saint-Pancras Pultney pour retenir Daendels ; il fit déboucher deKrabendam deux colonnes formées des Russes d’Essen ( 83 oo) et des An»