CAMPAGNE DE 1800. 261
six jours apres la bataille, Lecourbe surprit le passage à Ncubcurn, àdeux lieues de Rosenheim , que défendaient les émigres de Condé, ren-forcés de quelques bataillons autrichiens. Cette troupe fraîche fit un quartde conversion, l’aile gauche en arrière, et offrit le combat; mais elle futrepliée sur l’Alz, et sa défaite entraîna l’armée entière.
Les Français débordèrent sur tous les points, et en pesant sur l’ailegauche de l’ennemi, ils enlevèrent tour-à-tour les lignes de la Salza, delàTraun, de l’Enns . On était aux portes de Vienne; l'archiduc Charles, ap-pelé au commandement, comprit qu’il n’y avait plus de ressources. 11 de-manda un armistice, qui fut signé à Steyer le a5 décembre, et qui sus-pendit les hostilités dans toute l’Allemagne .
Cette convention arrêta l’armce gallo-batave. Augercau, en enlevantAschaffenburg, Wurtzburg et Sclwveinfurlh, avait détruit l’espoir qu’onavait conçu d’une diversion au-delà du Mein . H avait ensuite battu Simb-schen à Burg-Eberach le jour même de la bataille de Hohcnlindcn; puis,il s’était emparé de Nurnberg . L’intervention de Klenau l’avait forcé,à la suite d’un engagement indécis (i 8), d’évacuer cette ville,. Mais il ve-nait d’y rentrer ( 21 ) lorsqu’il reçut l’ordre de cesser le feu.
v.
Marche de la deuxième armée de réserve (18 novembre à 3 i décembre).—Bataille de Pozzolo (a 5décembre).— Passage de l’Adige (4 janvier).—Paix générale.