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GUERRES DE LA REVOLUTION.
moment même, Napoléon était maître de Ratisbonnc,et Massena arrivaità Pilsting . Hiller, reconnaissant que l’armée allait opérer sur la rivedroite du Danube , se retira au-delà de l’inn et de la Salza.
II
Passage de l’Inn (37 avril).—De la Salua ( 3 o).—Combat d'Ebeisberg (3 mai).—Hiller passe sur larive gauche du Danube (6).—Sommation (10).—Capitulation de Vienne ((2),—Attaque du pontde Linlz (17).—Tentative de passage (17).—Première affaire d’Essling (ai).—Bataille d’I'.ss-ling (22).
Napoléon venait d’obtenir en six jours dessuccès qui, sans désorgani-ser l’armée opposée aussi complètement qu’à Ultn, Iéua et Friedland,n’avaient pas moins un caractère décisif.
Depuis l’Adige jusqu’à la Vistule , les Autrichiens avaient d’abordsaisi l’initiative. Leurs immenses forces s’avançaient communiquant entreelles, offrant plusieurs appuis aux peuples disposés à s’insurger, ou àquitter brusquement l’alliance de l’empereur. L’armée française et confé-dérée, au contraire, était partout en retraite, coupée en plusieurs par-ties. Entre Marinout et l’armée d’Italie se trouvait le corps du princeJean; entre Eugène et Berthier, Chasteler et Jellachich ; entre Berthieret les Saxons , Bellegarde et Kollowralh ; enfin, entre les Saxons et lesPolonais, le prince Ferdinand qui côtoyait la Vistule , en faisant appelaux ressentimens de la Prusse.
L’arrivcede Napoléon , les manœuvres sur l’Abens, la journéed’Eck-