363
CAMPAGNE DE 1809.
muhl, changèrent subitement la face des affaires. Le généralissime, rejetéen Bohême, laissa Vipnnc à découvert ; les Français s’y portèrent, et tousles corps ennemis, en s’en rapprochant, dégagèrent les armées qu’ils dé-boidaicnt. Bientôt de Dresde à Zara, les troupes de l’empereur neformèrent plus qu’une seule ligne, d’où elles s’élancèrent victorieuses pourse concentrer sous les murs de la capitale. Ce vaste mouvement s’opéraentre le Danube et la mer Adriatique . Le généralissime, ayant prononcésa marche dans la direction de Lintz, Davout quitta Chain pour passerle pont doStraubing; il fut sujvi par l’armée saxonne, commandée parBernadette qui tourna autour des frontières de la Bohême, tint en échecles arrière-gardes ennemies, et rentra enfin dans le système général de lagrande-armée.
Le but de Napoléon était d’atteindre Vienne avant le généralissime,tout eu lui interdisant, soit en avant, soit en arrière, le retour sur larive droite du Danube, il fallait donc le prévenir à Lintz, à Mauthausen et à Mautern où aboutissent les débouchés de la Bohême, et où l’on trouvedes ponts.
De Waldmunchcn à Vienne , une chaîne de montagnes sépare laBohême de la vallée du Danube . La roule voilurable est tracée sur lerevers septentrional; elle a par Budweiss un embranchement sur Lintzet elle est côtoyée sur la crête des hauteurs par un chemin de traverseinaccessible à l’artillerie. Il résulte de là que le prince était obligé de faireun long détour et qu’il y avait toutes chances pour le devancer. Aussis’attacha-t-il, en poursuivant sa marche, à montrer sur le chemin deWinterberg un détachement dont l’objet était de faire craindre auxFrançais un retour sur Straubing ou Ratisbonnc, et de ralentir leurmarche. Mais Napoléon , sans tenir compte de ces démonstrations, mit àprofit la disposition des lieux, et poussa sur Lintz, par la chaussée deStrau-bing qui s’y rend en ligne droite, le corps de Massena, 5 e ( 3 o,ooo), sou-tenu successivement par Davout, 3 ' ( 35 ,ooo) et Bcrnadotte, 9 e (i 5 , 8 oo).Dans le même temps, l’empereur lui-même avec sa garde récemmententrée en ligne (12,000), Lanncs (corps d’Oudinot), 2 e (a 3 ,ooo); Van-damme, 8 ' (10,000) et Bessières (12,000) forma une seconde colonne quise dirigea par Landsluit etBraunau.
Ces deux masses devaient déborder les ailes de Hitler et précipiter saretraite pendant que Lefebvre, y 0 ( 5 o,ooo), se détachant à droite avecl’année bavaroise, se chargeait de déblayer leTyrol,
Ililler, réduit à 3 o,ooo hommes , ne pouvait que gagner du temps. Onne le laissa point respirer. Massena débloqua Passau , rejeta les assié-geans dans les chemins de traverse qui suivent les sinuosités du Danube ,et marcha sur Schærding parles deux rives de l’inn. De pon côté, Napo-